Plusieurs facteurs poussent actuellement vers une transparence totale des actes médicaux:
- les textes officiels et l'évolution de la jurisprudence,
Le code de déontologie médicale stipule notamment :
Art 35. Le médecin doit à la personne qu'il soigne, qu'il examine ou qu'il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations ou les soins qu'il lui propose.
- l'intrication croissante des actes de recherche et des actes de soins,
- le risque inhérent à tout acte médical (l'absence d'infaillibilité en médecine),
- une demande d'information venant des bénéficiaires de soins.
En même temps, des facteurs socio-culturels (qui peuvent être sentis comme 'pesanteurs' ou comme 'sagesse') freinent dans notre pays cette évolution:
- habitudes de dépendance et passivité à l'égard des soignants, chez les malades,
- tradition de paternalisme chez les médecins (il en subsiste des traces dans le Code de déontologie médicale),
- tradition de "paternalisme étatique",
- intuition des effets pervers que peut constituer un droit absolu à disposer de son corps.